Savoir-faire Linux ouvre un centre d’expertise en ingénierie logicielle libre et systèmes embarqués à Rennes

Rennes, le 30 novembre 2017 – Savoir-faire Linux est fière d’annoncer l’installation à Rennes d’un centre d’expertise en ingénierie logicielle libre et systèmes embarqués pour desservir ses clients français et européens.

Savoir-faire Linux s'installe à RennesSavoir-faire Linux est une entreprise québécoise experte en technologies libres et open source, leader au Canada et implantée en France depuis 2014. Elle a installé cet été son équipe au sein du nouvel espace collaboratif la NewsRoom, situé en plein cœur de Rennes, avec l’aide de Bretagne Commerce International et Business France. Cette équipe de démarrage a comme mission d’offrir son expertise en Linux embarqué et en technologies broadcast pour les acteurs de l’ingénierie produits, de la télé numérique, des systèmes mobiles et embarqués et de l’IoT.

Ce pôle Rennais travaille en synergie avec les équipes canadiennes pour offrir, à travers une approche nord-américaine, un haut niveau d’expertise à chaque cycle de développement et apporter une vision audacieuse sur des solutions matérielles et logicielles répondant aux besoins d’innovation et de rapidité de développement, de la phase d’idéation à la mise en marché.

Rennes, un choix stratégique

Cette installation à Rennes est un choix stratégique puisque Savoir-faire Linux mise sur son écosystème régional, riche en talents et en entreprises axées sur l’innovation pour développer son réseau. « Depuis notre arrivée en France en 2014, nous avons pu constater que notre double culture française et nord-américaine était porteuse d’innovation pour nos clients. Lors de l’International Broadcasting Convention au mois de septembre à Amsterdam, nous avons rencontré plusieurs entreprises de l’écosystème rennais et pu ainsi confirmer la pertinence de notre investissement. C’est dans cette logique d’expertise et de double culture que nous avons voulu constitué notre équipe de démarrage » explique Christophe Villemer, vice-président exécutif de Savoir-faire Linux et directeur général de la filiale France.

Éloi Bail, ingénieur Produits Senior qui après 5 ans chez Savoir-faire Linux au Canada, démarre cette aventure dans sa Bretagne natale : « Mon expérience au Canada, notamment dans le secteur industriel, du transport et du broadcast et notre réseau outre-Atlantique est un atout majeur pour pousser l’innovation, optimiser les coûts de développement et les cycles de production chez nos clients. » précise-t-il.

Une expertise pointue des communautés open source et des processus d’innovation

Savoir-faire Linux et ses ingénieurs en logiciels libres
Savoir-faire Linux et ses ingénieurs en logiciels libres

Forte d’une équipe multidisciplinaire de plus de 120 ingénieurs et développeurs, la compagnie s’appuie sur 18 ans d’expérience et de nombreuses contributions au noyau Linux (29e contributeur mondial en septembre 2017) ainsi que sur de nombreux projets open source tels que Buildroot, Uboot, Qt, Yocto ou GStreamer. Parmi ses dernières réalisations, Savoir-faire Linux collabore avec le télé-diffuseur Radio-Canada pour mener des contributions importantes au framework multimédia FFmpeg, dont les avancées ont été présentées en septembre dernier à l’IBC d’Amsterdam.

Ces solides liens avec les communautés ainsi que son intérêt pour les technologies innovantes comme la Blockchain et la robotique confère à Savoir-faire Linux une place privilégiée pour accompagner ses clients français vers une stratégie d’innovation ouverte et le développement de leurs nouveaux produits. Gilles Doffe, ingénieur Produits Senior, qui a rejoint Savoir-faire Linux avec plus de 10 années d’expérience dans le bassin rennais, précise à ce sujet qu’il a « choisi d’intégrer Savoir-faire Linux pour les valeurs d’innovation qu’elle défend, son implication dans l’open source, son approche novatrice du service et son soucis de la qualité. Sa solide expérience dans des domaines pointus comme le transport, l’industriel et la télé-diffusion en fait une nouvelle offre de choix en France et en Europe ».

Le réseau French-Tech

En tant qu’entreprise engagée et passionnée, Savoir-faire Linux souhaite participer activement au dynamise territorial. Forte de son rôle actif dans Bleu Blanc Tech, la French Tech à Montréal, l’entreprise franco-québécoise souhaite s’impliquer localement dans la French Tech Rennes Saint-Malo et sera notamment partenaire de la Digital Tech qui se tiendra les 7 et 8 décembre à Rennes et y co-animera un atelier sur les technologies Blockchain et les smart-contracts.

Notre expertise et la puissance des technologies open source dans Azure

Logos Microsoft + Savoir-faire Linux  

 

 

 

Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie d’une vidéo promotionnelle produite par Microsoft eux-même ! Fruit d’une collaboration autour de la plateforme Azure, cette vidéo souligne la pertinence et l’essor des technologies open source dans l’environnement infonuagique Azure de Microsoft ainsi que notre capacité d’innovation en combinant technologies open source et solutions infonuagiques hybrides.

Premier  «partenaire Microsoft Open Source» au Canada

Savoir-faire Linux est, depuis 2015, le premier  «partenaire Microsoft Open Source» au Canada. Ce partenariat rappelle notre force : la conception et l’intégration de technologies libres et open source dans des écosystèmes complexes ou hybrides, comme la plateforme Azure. Nous aidons nos clients grâce à l’innovation des technologies ouvertes et à des alliances stratégiques pour maximiser la puissance des systèmes d’information complexes ou hétérogènes et créer des environnements spécifiques pour nos clients.

Pour Microsoft, l’open source fait désormais partie intégrante de l’approche quotidienne de l’innovation cloud. En tant qu’expert et chef de file de l’industrie du logiciel libre et  des technologies open source au Canada, Savoir-faire Linux se devait d’offrir des moyens d’améliorer l’expérience des utilisateurs et des développeurs en ajoutant à son éventail de solutions, la plateforme Azure, désormais compatible avec de nombreuses technologies open source.

Voyager en Birmanie pour enseigner Linux embarqué: un souvenir inoubliable

Savoir-faire Linux a envoyé l’un de ses experts en Birmanie pour une formation Linux auprès d’une jeune compagnie spécialisée dans l’équipement industriel. Découvrez le témoignage de Julien Grossholtz à la découverte de ce pays à la fois énigmatique et pittoresque.

Une vue aérienne du Myanmar capturée via Google Maps

Je suis allé en Birmanie pour donner une formation dans ma spécialité : Linux Embarqué au sein de la compagnie Amber Star Trading. Amber Star Trading est localisée dans la petite ville de Pyin Oo Lwin, dans la région de Mandalay, au centre du pays.

À mon arrivée, j’ai visité la ville et ses alentours. Pyin Oo Lwin a été fondée par les Britanniques pendant la colonisation et on y trouve de belles maisons d’époque. L’écrivain George Orwell y a vécu pendant les années 1920. Le jardin botanique de la ville est absolument magnifique avec son lac, ses arbres tortueux, ses bambous géants, ses fleurs, ses orchidées offrant un paysage bucolique saisissant. C’était aussi un endroit idéal pour y observer la population locale : on y croise des familles en tenues traditionnelles, des enfants et de nombreux moines.

Les jardins botaniques nationaux de Kandawgyi
Les jardins botaniques nationaux de Kandawgyi

Passé les premières journées de découverte, j’ai commencé la formation. Ma mission était de former sept ingénieurs aux systèmes embarqués fonctionnant sous Linux. Nous avons abordé de nombreux thèmes : la cross-compilation, le développement d’applications, les interactions avec le hardware, buildroot, etc. Nous avons réalisé de nombreux exercices pratiques avec une carte de notre partenaire, Technologic-System, la TS-7680.

Une carte de Technologic-System: la TS-7680

Nous avons communiqué en anglais, ça n’a pas toujours été simple, mais nous avons réussi à nous comprendre avec de nombreux dessins au tableau. Mes élèves avaient des profils variés. Certains d’entre eux avaient déjà une bonne connaissance de Linux sur PC et les autres étaient spécialisés en hardware. J’ai donc adapté mon cours, mes explications et mes exercices aux besoins de chacun.

Julien Grossholtz, consultant en logiciels libres chez Savoir-faire Linux, pendant les sessions de formation

Le bilan de la formation fut très positif. Les élèves et l’entreprise attendent maintenant leurs objectifs et sont prêts à utiliser Linux pour leurs projets de  systèmes embarqués ! Pour ma part je suis fier d’avoir partagé mes connaissances, en particulier dans un pays qui évolue et qui s’ouvre petit à petit sur le monde.

Le “Quick-Phone”, découvrez notre interphone fait maison avec écran tactile !

L’équipe Ingénierie de produits de Savoir-faire Linux, ainsi que l’équipe du projet Ring, se sont récemment installés dans les nouveaux locaux sur la rue Clark à Montréal. Mais après le bonheur de l’emménagement, un problème apparut : à l’heure du déjeuner, les livreurs devaient cogner à la porte pour rentrer. Notre équipe a donc imaginé, conçu et construit un système d’interphone surnommé « Quick-Phone » (inspiré de QTQuick) pour gérer l’accès au bureau. Et voilà comment l’histoire du « Quick-Phone » fait maison commence.

Une idée de départ
Comme la plupart des entreprises, nous disposons tous ou presque d’un téléphone de bureau qui se connecte à un réseau interne en utilisant le protocole SIP. Nous décidons d’utiliser le serveur open source Asterisk afin de simplement installer un téléphone SIP régulier sur le mur extérieur pour établir une connexion entre les invités qui se tiennent à la porte et les personnes à l’intérieur. Nous voulions allé même plus loin. Pourquoi ne pas concevoir un interphone SIP moderne, sexy avec écran tactile ? Un développement open source dans un système embarqué avec une interface utilisateur… Facile, c’est ce que nous développons tous les jours pour nos clients !

Avec Technologic Systems
Pour démarrer, nos amis de Technologic Systems nous ont généreusement fait parvenir leur nouveau système tactile TS-TPC-7990 pour les besoins de notre interphone maison. Cette carte intègre un CPU ARM Quad Core NXP i.MX6 de 1 GHz avec un puissant GPU et un ensemble de codeurs / décodeurs matériels pour prendre en charge les applications graphiques et multimédia.

Système embarqué TS-7990 de Technologic Systems complet avec écran tactile capacitifn

Nous avons défini l’objectif de valeur minimum pour que le produit ait une interface simple qui répertorie tous les utilisateurs pour appeler directement une personne du département. Pour ce faire, nous avons conçu notre interface utilisateur (UI) avec Qt QML, en profitant de l’accélération matérielle pour obtenir plus de  réactivité. QML est un outil génial pour la création d’interfaces UI complexes avec OpenGL. Avec l’aide du GPU, QML offre un fonctionnement sans accroc sur les plateformes embarquées. Puis, nous avons utilisé «Qt-cinématique expérience 3D» qui fonctionne à merveille sur TS-7990, en ne consommant qu’environ 20% de la capacité de l’UC.

De plus, en utilisant un décodeur matériel dans le pipeline GStreamer, nous avons pu décoder 720p h24 stream avec presque aucune utilisation du CPU. Même si nous avons décidé de ne pas ajouter d’appels vidéo pour cette première version, ces expériences ont montré que cette carte était déjà capable de supporter des applications multimédia. En ce qui concerne le système technologique prêt à l’emploi, il fournit déjà un support pour Qt QML dans leur couche Yocto. Nous avons profité de cette opportunité et nous avons commencé à coder dans la langue QML et par la même occasion,  contribuer à la communauté open source Yocto.

Pour alimenter le système avec des données,  nous avons récupéré dans un premier temps tous les noms d’utilisateurs, numéros de postes et photos du trombinoscope présents dans notre système de gestion intégré (la plateforme ERP open source Odoo). Nous les avons stockés dans un fichier avec un simple client REST. Une étape simple mais nécessaire pour s’assurer que l’ordinateur intégré ait accès à son propre fichier indépendant de données.

Ensuite, nous avons intégré une célèbre SIP stack, pjsip et son python wrapper pour développer un simple appelant SIP. Nous avons choisi pjsip pour trois raisons. Tout d’abord, c’est une bibliothèque de communication multimédia fiable, écrite en langage C. Nous avions auparavant déjà utilisé ses bibliothèques de bas niveau pour notre téléphone DHT / SIP : Ring, et le fonctionnement était très satisfaisant. Deuxièmement, le pjsip est très efficace. Ses bibliothèques de haut niveau supportent déjà un ensemble de codecs audio tels que les codecs Speex, iLBC, GSM, G711, G722 et L16. Enfin, nous connaissions très bien les tenants et les aboutissants. En fait, en quelques heures, nous avions développé un SIP basé sur le python pjsip pour gérer les appels depuis l’interphone.

Tout assemblé, tout connecté !
Avec la soirée d’inauguration des nouveaux bureaux, nous savions que c’était le bon moment pour installer le prototype – un petit cadeau d’ouverture pour ainsi dire ! C’était aussi l’occasion de démontrer notre expertise, plus précisément notre capacité de développement logiciel et d’assemblage avec un composant industriel pour en faire un objet connecté dernier cri  ! Restait le montage de la planche sur le mur d’entrée. Nous avions besoin d’une boîte en bois sur mesure, d’une alimentation et d’une connexion, tout en disposant d’une sortie «Ethernet».

Le processus de confection de la boîte en bois par des ingénieurs de produits

Quelques problèmes ont été rencontrés, car la carte ne prenait pas en charge ‘Power-Over-Ethernet’. Nous avions besoin jusqu’à 19W (à <28V), différent d’une configuration PoE typique. Nous avons donc manipulé un injecteur PoE passif afin d’utiliser notre propre alimentation et piraté un câble Ethernet pour diviser l’alimentation du tableau. En ce qui concerne la boîte en bois, nous avons conçu un cadre personnalisé quelques coups de bombes de peinture et le tour était joué !

Test driving the ‘PoE’ setup

Après avoir monté l’appareil, nous avons fait un peu plus de débogage afin de réduire la vitesse du lien. C’était nécessaire car notre câble Ethernet piraté n’était plus correctement blindé. Mais à la fin, deux heures avant l’arrivée des invités d’inauguration, nous étions fiers : nous pouvions établir le «premier appel» entre le couloir et notre bureau. Le lendemain, le livreur est entré avec un sourire radieux sur son visage : Il n’attendait plus à la porte !

Une petite ligne de commande pour déboguer et la magie opère.

Tout en open source
L’ensemble du projet a été construit à l’aide d’outils et de bibliothèques open source. En fait, toute personne intéressée peut suivre des étapes simples afin de créer sa propre version. Visitez le dépôt GitHub pour obtenir des instructions sur la façon de construire votre propre image pour un TS-TPC-7990. Le code source de l’application QML est également disponible sur GitHub.

Un travail d’équipe
Ce fut un projet amusant qui a le mérite de fonctionner efficacement, comme une unité clé en main. Nous avons usé de l’expertise et de l’inspiration de toute l’équipe pour ce petit défi technologique. C’est ce à quoi nous nous concentrons tous les jours. Pour ce projet interne, nous avons utilisé la même «Méthodologie de développement agile» que nous utilisons pour nos clients. Nous avons définit les acteurs du

Une fin heureuse pour l’équipe prête à accueillir le monde !

projet : deux parties prenantes, un propriétaire de produit et l’équipe de développement. Nous avons organisé de courtes réunions pour comprendre les besoins, fixer les priorités, estimer l’effort pour effectuer chaque tâche, et les diviser en itérations de courts métrages. Nous avons également fixé des délais d’itérations régulières, le premier étant la journée d’inauguration. Maintenant, nos intervenants sont satisfaits, mais bien sûr, ils ont demandé quelques améliorations supplémentaires. Nous poursuivons le travail. Histoire à suivre !

Trois défis technologiques pour adapter FFmpeg aux standards TR-03

L’industrie de la radiodiffusion aujourd’hui

« Aujourd’hui, la magie du cinéma et de la télévision, c’est une histoire de sorcellerie technique » (SMPTE, 2017). Les grands radiodiffuseurs (comme Radio Canada) dépendent en grande partie d’équipements de radiodiffusion professionnels aux standards développés par la Société des Motion Pictures et Television Engineers® (SMPTE®). En plus d’arrimer par des standards universels, les diffuseurs et les fournisseurs d’équipements, la SMPTE contribue à faire progresser l’ingénierie de l’image dans l’industrie mondiale de la radiodiffusion. Présentement, l’industrie se base sur des équipements puissants mais lourds, capables de transmettre des données brutes (c’est-à-dire des signaux vidéo numériques non compressés et non cryptés) vers des équipements (terminaux) de télédiffusion (TV, ordinateur, mobile, etc.). Récemment, notre équipe d’ingénieurs s’est lancée dans l’aventure (soutenue financièrement par Radio Canada) pour tester une hypothèse technologique : Transmettre des données brutes de 3,5 Gbps, à l’aide de la plateforme FFmpeg et d’un serveur standard, le tout, sans passer par un équipement spécialisé.

Savoir-faire Linux relève le défi
L’hiver fut froid et enneigé à Montréal. Nous nous sommes donc réchauffés en passant du temps sur l’antre de FFmpeg. Notre but était de mettre en place un pipeline TR-03/SDI pouvant traiter plusieurs flux HD sur un serveur standard, tout en fabricant des dérivés basse définition du même flux grâce à FFmpeg.
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Logo de FFmpeg

Plusieurs enjeux sont apparus sur notre chemin. Tout d’abord, le format TR-03 ; celui-ci n’était pas supporté dans la version upstream de FFmpeg. Le second fut la quantité de données à traiter : on parle d’un débit d’environ 3Gb/s, ce qui, d’après les développeurs de FFmpeg, n’était probablement pas possible à traiter. Enfin, il nous fallait ajouter du transcodage dans le pipeline, ce qui impliquait une charge encore plus importante sur le CPU.

L’implémentation de TR-03 ne fut pas le plus grand défi car le format vidéo était relativement simple. Nous avons donc rapidement mis en route un émetteur en utilisant GStreamer, qui possédait déjà les capacités nécessaires à l’envoi d’un tel volume de données.

Big Buck Bunny est un court métrage d’animation animé de l’Institut Blender, publié sous la forme d’un film open source sous Creative Commons License Attribution 3.0.

Une fois le flux de données en place, les freins à la performance sont devenus plus évidents. Pour identifier clairement ces freins, nous avons écrit plusieurs scénarios de référence utilisant des tests unitaires et LTTng (le roi des traceurs système sur Linux). Cela nous a permis de mettre le doigt où nous perdions des paquets, en l’occurrence, ici au niveau de la socket dans le noyau, et au niveau des buffers de l’interface réseau. Étant donné que nous contrôlions étroitement le traitement des données, il fut relativement facile d’ajuster la taille de ces buffers tout en conservant des délais acceptables. Ensuite, nous avons remarqué que le thread de FFmpeg responsable de la collecte et de décodage des données monopolisait à lui seul tout un cœur du CPU, causant occasionnellement une perte de paquets lorsque nous n’étions pas assez rapide à récupérer les données du buffer de la socket. Pour palier à ce problème, nous avons découplé le travail de collecte des données du travail de décodage. La mise en place consciencieuse de ces étapes nous a permis d’obtenir un pipeline complet ne souffrant d’aucune perte de paquets. Nous avons donc pu célébrer notre réussite avec un bon gâteau, quelque verres et un film HD que nous pouvions enfin regarder (je ne m’attendais pas à ce que Big Buck Bunny soit si drôle à regarder).

La dernière mise à jour et les nouveaux défis

Le 5 avril dernier, les contributions développées et affinées par l’équipe ont finalement été intégrées à FFmpeg, ce qui signifie que leur preuve de concept a rencontré les normes énoncées par la communauté FFmpeg et fait désormais partie de la plateforme open source.

Pour notre équipe Ingénierie de Produits, c’est une aventure trépidante et prometteuse. En dépit de tous les risques et défis, notre équipe a empiriquement démontré la possibilité d’exécuter des pipelines de traitement SDI sur un serveur standard utilisant la plateforme FFmpeg. Cette expérience est une réussite, révélant en bout de ligne l’immense potentiel de FFmpeg dans l’industrie de la radiodiffusion. Pour continuer à adpater FFmpeg aux normes de SMPTE 2110 – en constante évolution – notre équipe fait désormais face à un autre défi de taille. FFmpeg ne supportant pas la synchronisation comme décrit dans SMTPE 2110, nos experts évaluent maintenant la possibilité d’apporter les contributions nécessaires pour relever ce nouvel enjeu !

Auteurs :

  • Damien Riegel,
  • Eloi Bail, et
  • Stepan Salenikovitch.