Retours sur le DrupalCamp 2018 de Montréal

En juin dernier, Savoir-faire Linux a participé à la 10ᵉ édition du DrupalCamp Montréal, qui a eu lieu à l’Université Concordia. Ce fût l’occasion de voir une bonne partie de la communauté de développeurs Drupal montréalaise, d’échanger avec les autres entreprises qui travaillent avec cette technologie et de faire l’état de l’évolution de Drupal de cette dernière année et à l’avenir.

Voici quelques retours des sessions du DrupalCamp écrit par notre développeur senior Drupal, Maxime Turcotte :

Migrez en un, migrez les tous : Migrons ensemble vers Drupal 8

Avec les avantages qu’offre Drupal 8 comparativement à Drupal 7, en particulier au niveau du support multilingue, de plus en plus de sites font la migration vers la dernière version et ce, malgré certains obstacles. Par exemple, bien que l’API du système de migration ait été depuis peu stabilisée, les migrations des traductions de contenus ne sont pas encore totalement supportées.

En plus de fournir un excellent aperçu du processus de migration et de la création de migrations personnalisées, cette présentation apporte des solutions et des exemples pour ceux et celles qui cherchent à migrer leurs sites multilingues de Drupal 7 à Drupal 8.

Besoin d’héberger des sites Drupal ? Utilisez Aegir !

Que ce soit pour un seul site ou pour une plate-forme multi-site, si vous aimez bâtir votre propre infrastructure avec des solutions libres et gérer vos sites à l’aide d’une interface web ou d’un outil en ligne de commande, Aegir est pour vous.

Dans cette présentation, on apprend les raisons historiques qui ont fait naître un système comme Aegir, les défis architecturaux, les problèmes actuels de cette architecture, quelques conseils et idées pour des situations courantes, les projets de refonte et d’amélioration des versions à venir et bien d’autre choses.

Ce que j’ai appris depuis 10 ans en gérant une boutique Drupal

Diriger une entreprise de services dans un milieu compétitif et en constante transformation comme le Web est très difficile. Quoi de mieux que de bénéficier de l’expérience accumulée par deux professionnels qui ont démarré leur entreprise Drupal il y 10 ans?

Tout le monde fait des erreurs et il y en aura toujours d’autres à faire, c’est une des leçons de cette présentation. Le risque est bien sûr nécessaire pour réussir dans ce domaine, mais la gestion du risque est ce qui différencie parfois ceux et celles qui réussissent des autres qui échouent. Que ce soit dans la recherche et le développement, dans le choix des contrats que l’on courtise ou dans les dépenses que l’on accepte ou refuse de faire, il faut être capable de prévoir si le risque en vaut la peine.

Mais outre le risque et la compétition, la collaboration et l’implication dans la communauté est ce qui semble rester le plus important pour ces deux chefs d’entreprise.

Que nous réserve la LDAPCon 2017 ?

La LDAPCon est une conférence internationale autour de la technologie LDAP et des enjeux de gestion des identités, d’authentification et d’habilitation.

L’événement qui se déroulera cette année à Bruxelles du 19 au 20 octobre, se tient tous les deux ans dans un pays différent :

Savoir-faire Linux, déjà commanditaire en 2015 (consultez notre retour sur cette édition) renouvelle avec plaisir son soutien à cette communauté en étant une nouvelle fois partenaire de l’édition 2017.

2 jours et 19 conférences, un programme riche et rythmé

Le programme de cette édition promet des interventions intéressantes, parmi lesquelles :

  • ReOpenLDAP : Modification d’OpenLDAP pour une utilisation intensive chez un opérateur de télécommunications
  • OpenLDAP pour Samba 4 : Point sur l’intégration d’OpenLDAP dans Samba 4 en lieu et place de l’annuaire natif codé par l’équipe Samba
  • PHP-LDAP : Des nouvelles de l’évolution de l’API LDAP dans PHP, délaissée depuis plusieurs années et que les développements reprennent
  • OpenLDAP : Des nouvelles du projet OpenLDAP par Howard Chu, le développeur principal

Les sujets afférents à LDAP comme la gestion des identités dans le Cloud, les habilitations/autorisations, l’authentification unique ou encore la supervision seront abordés dans les différentes présentations.

Savoir-faire Linux fera le point sur les différents protocoles de SSO (CAS, SAML et OpenID Connect) dans une intervention donnée vendredi après-midi, juste avant la présentation du logiciel FusionDirectory, le logiciel d’administration des données d’un annuaire LDAP, utilisé dans notre infrastructure interne et chez certains de nos clients.

Si cette conférence vous intéresse, vous pouvez réserver vos billets en ligne sur le site de la conférence.

Savoir-faire Linux, partenaire Platinium au Liferay Symposium 2017 Paris

En quête d’une expérience digitale enrichie ? Envie de créer des environnements personnalisés à travers le web, mobile et objets connectés ? Le Liferay Symposium est pour vous ! Le Symposium est l’occasion de poser vos questions, d’échanger sur les bonnes pratiques Web d’aujourd’hui et de découvrir Liferay,  le portail web open source de référence.

Partenaire Platinum du Liferay Symposium 2017 à Paris et expert en solutions Liferay, Savoir-faire Linux vous donne rendez-vous les 26 et 27 avril 2017 au Pavillon Dauphine pour rencontrer notre équipe, échanger avec l’éditeur et imaginer ensemble vos prochaines solutions d’affaires. Du site web client léger ou riche à l’application critique d’entreprise hautement sécurisée, en passant par la gestion de contenu web, la gestion documentaire, l’intégration d’applications métier… Liferay se présente comme la solution de référence mondiale, fiable, flexible et puissante pour propulser la stratégie numérique de votre entreprise !

Du 26 au 27 avril, plus de 200 membres de la communauté Liferay sont attendus : développeurs, chefs de projet, décideurs techniques ou métier et partenaires Liferay. À travers plusieurs présentations, partages des bonnes pratiques et retours d’expérience (dont Airbus, Danone, CNAF, Msheireb et TOTAL), nous tenterons de repenser les parcours clients, de casser les silos organisationnels et de créer des nouvelles expériences digitales cohérentes sur l’ensemble des canaux… Bref, autant d’impératifs et de sujets qui seront abordés lors de cette 7ème édition.

Ne manquez pas l’occasion d’en apprendre plus sur les solutions Liferay et de découvrir l’expertise de nos équipes au service de l’expérience client !

  • 26 avril : Rencontre technique
  • 27 avril : Symposium

Une fin de semaine intense pour Ring

Depuis quelques mois, Ring – un logiciel libre sous licence GPLv3 – crée une vive effervescence dans le monde du logiciel libre, des hackers et de la cybersécurité, bien qu’il soit seulement en version bêta. Plusieurs opérateurs Internet et industriels des télécommunications, et même l’industrie du développement durable, commencent à s’y intéresser de près.

Présenté en plénière au FOSDEM 2016 à Bruxelles il y a quelques semaines, il constituera l’événement de ce week-end simultanément à la conférence FOSSASIA de Singapour et surtout à la conférence LibrePlanet de Boston organisée par la célèbre Free Software Foundation qui fêtera son 30ème anniversaire.

cyrille-beraudÀ cette occasion, Cyrille Béraud, le Président de Savoir-faire Linux, nous présente plus en détail Ring, pour mieux comprendre ce qu’est ce logiciel libre et pourquoi, comme le murmurent déjà plusieurs spécialistes, ce logiciel pourrait constituer un jalon dans l’histoire de l’Internet.

Pouvez-vous nous expliquer exactement ce qu’est Ring ?

D’abord je voudrais dire que Ring est un logiciel libre, c’est donc un bien commun. D’un point de vue fonctionnel, le grand public le découvrira comme une sorte de Skype ou de Hangout.

Ring permet d’établir une communication chiffrée vidéo, audio, texte de très haute qualité entre deux ou plusieurs personnes où qu’elles soient dans le monde. Il est disponible pour les plate-formes Linux, Windows, Mac/OSX, Android et d’ici quelques mois sur iOS. Il est distribué avec les sources sous licence GPLv3.

Ring-AndroidPhone

Cependant, je voudrais porter une attention particulière sur le fait que Ring est encore un logiciel jeune, qui reste fragile et qui dans de nombreuses situations fonctionnera de manière imparfaite, voire pas du tout. Ceci étant dit, il s’améliore chaque jour et, dans un environnement standard et pour un usage domestique, il fonctionne déjà très bien.

Mais qu’est-ce qui distingue Ring d’autres logiciels qui ont la même fonctionnalité ?

Ring permet d’établir une communication point à point sans passer par un serveur central. C’est l’élément déterminant. Ring est d’abord une plateforme de communication distribuée. Plus besoin d’opérateurs, ni de serveurs à gérer, plus de coûts associés à chacun de nos appels et surtout Ring offre beaucoup de liberté et de sécurité. Dans un contexte professionnel, c’est déjà une flexibilité et des économies importantes pour de très nombreuses entreprises. Pour tous, c’est la possibilité de communiquer librement et gratuitement où que l’on soit, en toute sécurité.

Techniquement, nous nous sommes appuyés sur des technologies déjà bien éprouvées : ffmpg/libav, GnuTLS, pjsip, etc. Mais concernant l’innovation au cœur de Ring, nous avons utilisé le concept des DHT, Distributed Hash Tables. Pour cela, nous avons développé notre propre librairie, OpenDHT, disponible sur github, en introduisant des innovations importantes qui, conjointement avec les protocoles ICE et SIP, permettent de traverser les routeurs et les pare-feux, de localiser, d’une manière certaine, un utilisateur ou un équipement, même s’il se trouve dans un réseau privé, et d’établir, si l’on possède l’identifiant de son interlocuteur, un canal de communication hautement sécurisé et en temps réel, de n’importe où dans le monde.

reseau-papineauDe part cette propriété et du fait que Ring utilise des standards ouverts et reconnus, cette plateforme permet d’esquisser un véritable système universel de communication non-hiérarchique sur Internet, en permettant non seulement une communication entre deux personnes, mais plus généralement, entre deux ou une multitude d’objets sur Internet.

De ce point de vue, les innovations que nous avons mises à disposition à travers Ring, ouvrent de nombreuses possibilités et applications industrielles ou grand public. Nous avons déjà dans notre laboratoire, plusieurs prototypes basés sur des plateformes embarquées très légères qui, à partir de Ring, s’interconnectent avec des systèmes domotiques ou des systèmes d’acquisition de données. C’est assez spectaculaire et très prometteur.

Pour compléter ce tour d’horizon, il faut indiquer aussi que Ring fonctionne en mode dégradé et même complètement coupé d’Internet. Imaginez un village isolé en Afrique ou en Inde avec une connexion fragile. En cas de coupure d’accès à Internet, le système distribué de Ring se rétracte sur les nœuds qu’il peut contacter et continue de fonctionner. Dans l’exemple du village coupé du monde, les habitants peuvent continuer à communiquer entre eux. Ring, de ce point vue, peut participer à un développement durable et contribuer au développement de l’économie et de la démocratie de pays ayant des infrastructures de communication peu développées.

Vous voyez, Ring a beaucoup de potentiel ! Et pour rendre Ring et les technologies sous-jacentes disponibles au plus grand nombre, pour permettre à chacun à travers le monde d’inventer leur propre usage de Ring, il fallait que ce soit un logiciel libre.

Y-a-t-il un modèle économique derrière Ring et pouvez-vous en deux mots, nous parler de Savoir-faire Linux ?

Bien sûr qu’il y a un modèle économique derrière Ring ! C’est celui du logiciel libre. Nous créons des valeurs d’usage que nous rendons disponibles gratuitement à tous. Ces valeurs d’usage créent une économie de services. Cette économie, ouverte et concurrentielle, crée beaucoup de valeurs et bien sûr, dans le cas de Ring, Savoir-faire Linux y aura sa place.

Cette économie est basée sur le partage et la collaboration. C’est le modèle d’affaire de Savoir-faire Linux. Il s’oppose à l’économie de rentes et à la captation de richesses par un petit nombre.

Pour compléter, Savoir-faire Linux est une entreprise de services canadienne basée à Montréal, avec des équipes à Québec et Toronto mais également en France à Paris. Nous avons également une présence en Côte d’Ivoire, à travers un partenaire.

Avec nos 110 ingénieurs, tous de très haut niveau et tous spécialisés dans les technologies ouvertes, nous sommes présents dans le domaine de la défense et de l’électronique embarquée, dans le secteur bancaire, avec notre client Desjardins ainsi que dans le secteur de l’assurance, de l’ingénierie logicielle avec l’Agence Spatiale Canadienne, de l’informatique de gestion avec l’Organisation Internationale de la Francophonie et nous fournissons de nombreuses entreprises locales.

Nous avons aussi, et c’est essentiel pour nous, nouer des liens étroits avec les acteurs mondiaux du logiciel libre. Je pense notamment à la Linux Foundation, dont nous distribuons les formations et à nos partenaires éditeurs Open Source, comme RedHat ou Liferay. Nous avons aussi de nombreuses contributions dans des projets libres, comme le noyau Linux.

Voilà, en résumé ce qu’est Savoir-faire Linux. Savoir-faire Linux, c’est l’ambition de créer de la richesse avec des valeurs. Nous n’y arrivons pas toujours. Mais chaque jour, depuis plus de 15 ans, nous remettons l’étoffe sur le métier avec ces deux passions qui nous habitent : la liberté et l’excellence.

SVG Summit 2016: plein feu sur le format vectoriel ouvert SVG

Affiche Web du SVG Summit 2016Le SVG est une bibite rare! À la fois code et image, il peut être léger (comme le logo de Google dont une variante mobile ne pèse que 305 bytes!) mais aussi très chargé, soit plusieurs Mo. Il peut être interactif ou statique et n’a pas de résolution fixe. On peut le visionner dans un navigateur ou dans un logiciel graphique… On en vient à se demander ce que ça mange en hiver!

En janvier dernier, pour en savoir plus, j’ai assisté à la toute première conférence en ligne sur le sujet, organisé par Environments for Humans  : Le SVG Summit 2016. La liste des présentateurs était un heureux mélange d’illustrateurs, d’animateurs et d’intégrateurs. Ils ont tous parlé de l’usage qu’ils font du SVG dans le cadre de leurs pratiques respectives.

▶ Suite : Introduction au SVG


Conclusion

Après 15 ans d’existence, le SVG reçoit enfin l’attention qu’il mérite. L’avenir de cette technologie aujourd’hui implémentée dans tous les navigateurs modernes est prometteur. Elle continuera de nous en mettre plein la vue dans les années à venir.