Le logiciel de communication Ring 1.0 fait son apparition sur Android TV

Ring continue de surprendre ! Il est désormais offert sur les télévisions intelligentes et box sous Android TV. Ring devient ainsi le seul logiciel de communication disponible sur le Google Play Store Android TV, depuis l’arrêt du support et de la version TV de Skype en juin 2016. Cette offre est une déclinaison de l’application Ring, déjà disponible sur différents dispositifs tels que mobiles, tablettes, Mac et PC.

Disponible sous la licence GPLv3+, Ring est un logiciel de communication libre, distribué et universel. Les utilisateurs de Ring peuvent communiquer de différentes façons, en l’utilisant comme un téléphone, un outil de partage de médias (audio et vidéo), une messagerie, ou encore comme un socle de communication pour les objets connectés. Souvent perçu comme une alternative libre et open source à Skype, le succès et la différenciation de Ring reposent notamment sur l’utilisation d’un réseau distribué et décentralisé afin de garantir une très haute confidentialité et une meilleure protection de la vie privée des utilisateurs. En développement continu, le projet, devenu paquet GNU en 2016, bénéficie de l’appui d’une communauté de contributeurs à travers le monde et de la Free Software Foundation.

Repenser Ring pour Android TV

Afin d’offrir la meilleure expérience utilisateur, les développeurs ont retravaillé l’interface de l’application Ring Android pour s’adapter aux standards Android TV. Pour obtenir le résultat actuel, il a été nécessaire de repenser l’ergonomie  ainsi que la navigation au sein de l’application Ring pour fonctionner avec une télécommande et les composants graphiques offerts par la plateforme.

Le pattern d’architecture mis en œuvre dans l’application Ring Android a permis aux développeurs de mutualiser toute la partie métier et données de la version mobile et de se concentrer sur la partie interface graphique.

Les contraintes d’utilisabilité ont conduit les développeurs à se concentrer sur des fonctionnalités clés comme :

  • la recherche de contact
  • l’appel audio-vidéo en ligne
  • l’affichage d’écran partagés de votre interlocuteur

Ces fonctionnalités demeurent réduites, mais le développement se poursuit pour offrir dans les prochaines semaines, des possibilités d’usage élargies. Ring s’intègre pour l’instant aux  télévisions intelligentes et box sous Android TV, comme un logiciel de communication audio/vidéo simple et intuitif, dédié à un usage familial mais aussi professionnel, en se substituant aux téléphones de conférence dans les salles de réunion.

Ring sur Android TV dans les bureaux de Savoir-faire Linux

Aidez-nous à améliorer Ring !

Ring s’améliore sans cesse pour offrir le meilleur de la communication. Comme le logiciel est en processus de développement actif, quelques bugs subsistent toujours et de nombreux défis attendent encore notre équipe de développeurs. Les évaluations que nous fournissent la communauté d’utilisateurs, de testeurs et développeurs sur la qualité et l’utilisation de la plateforme sont essentielles pour nous aider à identifier les problèmes, à les résoudre et à améliorer l’expérience.

Pour la sortie de Ring sur Android TV, nos questionnements se portent sur la compatibilité des systèmes et des caméras Web autres que Logitech ainsi que sur le matériel NVHI. Aussi, nous encourageons les curieux, utilisateurs et passionnés de logiciels libres à tester Ring sur différents supports et dans différents environnements. Votre expérience a été une réussite ? ou des crashs subsistent avec votre matériel ? Faites-nous part de vos commentaires en écrivant à Ring@savoirfairelinux.com. Vous participerez vous aussi à l’amélioration de Ring !

Téléchargez Ring sur Android TV

Si vous souhaitez essayer cette nouvelle expérience de communication, sachez que Ring est dès à présent disponible en téléchargement gratuit sur le Google Play Store

Revue de presse Inno #6

Design

Atomic Design

Par Patrick Bracquart 

Depuis l’avènement du web, on parle de conception de pages web. Ce terme, hérité du domaine imprimé, démontre bien la considération du contenu web depuis les années 90 : une architecture composée de pages consultables, comme un livre. 
Or, depuis maintenant quelques années, la multitude de plateformes disponibles pour consulter du contenu web ne cesse d’augmenter et de se complexifier. De l’ordinateur au mobile en passant par la télévision ou encore les montres intelligentes, il est devenu clair que le concept de design et de structure de pages web est obsolète. 

 

L’atomic design, terme inventé par Brad Frost, est une nouvelle méthodologie de design. Au lieu de penser son contenu comme une page, chaque élément de design est conçu en partant du plus petit élément (comme un call to action) vers un ensemble plus grand. On part de l’atome pour créer une molécule et elles s’assemble pour créer un organisme web cohérent et modulable. 

Chaque atome étant placé individuellement dans une librairie, l’atomic design est un gain de temps et de cohérence en plus d’une mise à jour simplifiée.

Pour en savoir plus :

Développement web

Makefile ou comment éviter de réinventer la roue

Par Samuel Sirois

Après m’être absenté pendant quelques années de la partie frontale des applications web, j’ai été récemment appelé à replonger dans ce monde à travers deux projets auxquels je collabore. Une belle occasion de revisiter mes idées préconçues et mes vieilles habitudes de travail puisqu’une base de code déjà existante et utilisant les derniers outils à la mode est présente sur mon poste après le git clone initial.

Ouf ! Ça bouge vite sur la première ligne ! De nouvelles versions d’ECMAScript supportées par les clients Web modernes, une plénitude de pseudo-langages basés sur JavaScript, la multiplication des pré-processeurs CSS… Que dire de tout ces moteurs de production maintenant disponibles spécifiquement développés par et pour les développeuses et développeurs JavaScript ?

Avec toutes ces merveilles, ces derniers (les moteurs de productions) deviennent essentiels pour éviter que l’effort nécessaire pour agréger, minifier, lier, compiler ?!, tous ces fichiers ne viennent pas annuler les gains en efficacité d’avoir dorénavant les outils nécessaires à la création d’applications web modernes.

Je me questionne tout de même à savoir s’il n’y a pas eu un petit manque de communication entre celles et ceux qui ont plus récemment eu ce besoin dans leurs projets (les développeuses et développeurs de la partie frontale) et celles et ceux qui ont déjà eu ces mêmes besoins et qui ont trouvé une solution (pas la seule) à ce problème depuis les années soixante-dix !

Je n’ai jamais ressenti le besoin d’utiliser ces outils modernes, connaissant déjà Make et ayant déjà été confronté à de nouvelles solutions à la mode à la fin du siècle dernier, j’ai finalement fait marche arrière pour revenir à ce qui fonctionnait déjà. Évidemment, je me fais un devoir de rédiger manuellement les Makefiles des projets auxquels je participe et je n’hésite pas à entretenir cet outil.

Réinventer la roue, pour refaire les mêmes erreurs ou pour vraiment améliorer la situation ? Quelques liens intéressants pour vous faire votre propre opinion :

Contribution

Des contributions au Inno Hackest

Devant le succès des après-midis de contributions, l’équipe a décidé de renforcer l’activité et de bonifier sa formule. Dorénavant, ces après-midis auront lieu aux deux semaines sous le nom de « Hackfest ».

 

Nos premiers Hackfest

 

 

Par petits groupes de personnes, jamais tout seul, nos SFLiens ont l’opportunité de se former sur de nouvelles technologies, de contribuer à des projets qui leur tiennent à cœur ou à travailler sur de nouveaux « side project ».
On y retrouve pêle-mêle des initiations à la réalité virtuelle comme la réalisation d’une simulation de chute de Domino avec le moteur physique Unity et l’Oculus Rift, un atelier sur la technologie Blockchain et l’étude du cas concret de l’annuaire des usernames de Ring, la réalisation de POC et de prototypes par exemple sur des bases de données orientées document.

Review Upgrade

Par Maxime Turcotte

La page du rapport d’analyse de migration de Drupal 8, sur laquelle sont répertoriés les modules qui seront migrés et ceux qui ne le seront pas, avait grand besoin d’une refonte afin d’améliorer l’expérience utilisateur. Durant notre après-midi hackfest, j’ai écrit une première version d’un correctif qui réutilise certains éléments de design du tableau de bord d’administration. Ainsi, en ajoutant simplement quelques icônes, il est beaucoup plus facile de voir d’un seul coup d’œil ce qui requiert notre attention.

La sortie de la version stable de Ring 1.0 Liberté, Égalité, Fraternité


21 Juillet 2017 –
Savoir-faire Linux annonce la sortie de la version stable de Ring 1.0 – Liberté, Égalité, Fraternité. Ring est une plateforme de communication libre et universelle, respectant les libertés et la vie privée des utilisateurs. Ring, un paquet GNU officiel depuis octobre 2016, est disponible sur plusieurs plateformes et peut être utilisé pour envoyer des messages texte et faire des appels audio/vidéo de façon confidentielle, sécurisée et fiable.

À propos de Ring

Ring est un système entièrement distribué, basé sur les technologies OpenDHT et Ethereum Blockchain. Il ne dépend pas de serveur ou d’infrastructure centralisée pour fonctionner. De ce fait, aucune base de données centralisée des utilisateurs n’est requise et les données personnelles des utilisateurs ne sont stockées sur aucun serveur.

En outre, Ring repose sur des protocoles sécurisés standards de chiffrement de bout en bout, prévenant le décryptage des communications sur le réseau. Il offre par conséquent un haut niveau de sécurité et de confidentialité.

Fonctionnalités et caractéristiques principales

> Communication Audio/Vidéo HD et Clavardage chiffrée (ICE, SIP, TLS)
> Capacité d’associer plusieurs périphériques à un même compte Ring
> Partage d’écran et support des conférences (Win32, GNU/Linux)
> Support de la blockchain Ethereum comme annuaire public et distribué
> Plateforme distribuée de communication (OpenDHT)
> Support des systèmes GNU/Linux, Windows UWP (Windows 10 et Surface),    Win32 (Windows 7, 8 et 8.1), macOS (10.10+) et Android (4.0+)
> Publié sous license GPLv3+
> Certaines parties de Ring préfigurent un protocole d’Internet
des Objets

Ring: Une innovation sociale impactante et inspirante

Ring est basé sur des technologies de pointe (Ethereum, OpenDHT) et repose sur des principes éthiques strictes qui, ensemble, permettent d’offrir aux utilisateurs un haut niveau de confidentialité, de vie privée et de sécurité. De plus, la connectivité stable et ses fonctionnalités standards employées de façon innovante sur l’ensemble des plateformes, font de Ring une alternative adaptée à tout besoin de communication.

Liens importants
> Télécharger Ring
> Comment contribuer au projet Ring?
> Documentation technique

FOSDEM 2017 : nos impressions

Un amphithéâtre plein à craquer lors de la conférence principale sur les Kubernetes

Cette année, nos envoyés spéciaux au FOSDEM étaient 5. Soizik, Cécile, Clément, Adrien et Andreas nous livrent leurs impressions, leurs coups de cœurs et leurs découvertes.


Soizik Froger, chef de projet

– Plongé : dans mon 1er FOSDEM. Ce fut une super expérience, avec un seul regret : ne pas avoir le don d’ubiquité ! Un sacré bain de techno, de passionnés et une belle leçon d’humilité face au niveau des intervenants !

– Préféré : la conférence du petit «frenchy» Matthieu Totet sur le cycle « graph » : un travail passionné et passionnant sur son module Gephy de suivi en temps réel de l’activité Twitter, ou comment saisir le potentiel fantastique de cette technologie!

– (Presque) pleuré de joie : lors de la séance de Q&A avec le Governing board OpenJDK Java : Mark Reinhold, Mario Torre, Andrew Haley, Georges Saab & Doug Lee (embedded). J’ai volé une photo devant laquelle je me prosternai chaque soir jusqu’au prochain FOSDEM.

Mark Reinhold, Mario Torre, Andrew Haley, Georges Saab & Doug Lee (en téléconférence).

– Décerné : la palme du meilleur orateur pour Christian Thalinger pour son benchmark du Compiler JIT Graal sur les services Twitter car j’ai tout compris et je ne pense pas que cela vienne de moi !

– Découvert : ce qui se cache sous le capot de Ring. On a assisté à un bel échange technique autour de l’architecture et à une immense vague d’enthousiasme pour ce projet ambitieux et modulable ! Bravo à l’équipe !


Cécile Delépine, directrice générale déléguée Europe

– Sauté à pieds joints : dans mon premier FOSDEM. Ce fut une super occasion de rencontrer l’écosystème dans un environnement à la fois détendu et très professionnel.

– Surveillé : l’orchestration de containers avec Kubernetes, la communauté Open Source qui croît plus rapidement en ce moment. Le FOSDEM est l’endroit idéal pour faire de la veille technologique, que je ne fais pas comme une ingénieure mais comme une développeuse d’affaires.

– Fait à savoir : le FOSDEM, c’est aussi l’occasion pour recruter (nous avons investi le job corner avec nos offres au Canada et en France !), faire connaître Savoir-faire Linux aux jeunes, moins jeunes et surtout donner envie aux talents de nous rejoindre. La conférence Ring y a bien sûr contribué mais aussi l’implication de Clément avec LemonLdap et notre présence sur le stand OW2.

– Entendu parler : la conférence Mozilla: What motivates the open source community? par Rina Jensen, dont les conclusions devraient être partagées.

Beaucoup de lecture en perspective !

– Décerné : le Prix spécial pour moi revient à Software Heritage, un projet porté par Roberto Di Cosmo (INRIA, membre du GTLL Systematic). Le code source de nos projets sont un COMMUN, il doit à ce titre être accessible par tous et centralisé dans une archive qui ne dépend pas d’une solution ou d’une autre (Github, Bitbucket…) .

– Dévoré : Je suis repartie avec How Linux works? et je viens de finir le chapitre 2 🙂

Clément Oudot, expert infrastructure et sécurité

– Représenté : le projet LemonLDAP::NG. J’ai pu ainsi échanger avec les communautés FusionDirectory et Spoon. La présence d’un stand OW2 pour la première année démontre que ce consortium n’est pas qu’orienté Entreprise mais est bien également un acteur communautaire.

– Enchanté : par l’affluence. Entre le kiosque Perl et la devroom bien fournie le dimanche, c’est un plaisir de sentir que ce langage attire encore du monde !

– Croisé : beaucoup de connaissances travaillant dans d’autres communautés, comme Framasoft, XMPP, OpenStack, VLC, PHP, etc.

Notre équipe France au kiosque OW2 : Clément Oudot (c), Cécile Delépine et Soizik Froger
Sous le capot de Ring avec Adrien Béraud et Andreas Traczyk

Adrien Béraud, ingénieur système projet Ring

– Excité : par ce vivier d’échanges enrichissants. Ce fut très excitant, émulant. Nous avons rencontré plein de gens avec des projets intéressants. Il y avait tellement de monde, près 8000 personnes sur les deux jours.

– Marqué : par l’intérêt du public lors de la conférence de Ring l’année dernière, les gens découvraient Ring. Cette année, ils cherchaient à en savoir plus sur la technologie autour du logiciel. D’où des échanges très intéressants dans une salle trop petite pour accueillir tout ce monde intéressé par notre solution. On observe une demande croissante pour les systèmes de communication distribués.

– Écouté : Alok Anand, qui a présenté le module dédié à Ring pour Telepathy. Il l’a développé dans le cadre de Google Summer of Code, avec l’appui de Savoir-faire Linux.

Andreas Traczyk, développeur projet Ring

– Débarqué : à mon premier FOSDEM. Venant de Montréal, j’ai été servi. Cela a dépassé mes attentes. Il y avait vraiment beaucoup de participants, de gens brillants, ce fut assez intense!

Il y avait du monde à la présentation de Ring !

– Impressionné : par la participation à la conférence de Ring. Malgré le peu de temps imparti, nous avons été bien reçus, les questions du public ont été stimulantes, en sachant que d’autres personnes n’ont pas pu assister à notre présentation, faute de place ! J’espère que nous aurons plus de temps l’année prochaine.

– Regretté : de ne pas avoir eu assez de temps pour parler de Ring !

– Assisté : à la très bonne présentation de Daniel Pocock sur le socio-financement (crowdfounding) de projets dans notre domaine.

 

Ring parmi les projets hautement prioritaires de la Free Software Foundation

 

Intégré dans le projet GNU depuis l’automne dernier, Ring fait désormais partie des projets prioritaires de la FSF dans sa liste de High Priority Projects List (HPPL) mise à jour en janvier dernier.

En mettant l’accent sur ces projets open source, la Free Software Foundation répond à sa vocation : accroître la notoriété et l’usage des logiciels libres parmi les utilisateurs des outils informatiques quels qu’ils soient. Depuis 2005, elle dresse une liste d’applications en développement à destination des contributeurs, bénévoles, compagnies et autres militants du Logiciel Libre. Sans leur aide précieuse, ces projets ne pourraient atteindre leur plein potentiel.

De nombreux enjeux des technologies libres sont abordés : la décentralisation, l’accessibilité, la sécurité, les applications mobiles et les technologies liées aux clavardages en direct avec messageries. C’est dans cette catégorie que Ring a été placé.

Aux yeux de la Free Software Foundation, le contexte actuel de surveillance généralisée exige que l’on s’attelle à une tâche fondamentale : trouver des solutions alternatives et sécuritaires à des logiciels propriétaires.

La présence de Ring dans cette liste est très importante pour nous. Libre, décentralisé, sécurisé et universel, c’est un logiciel qui s’intègre parfaitement à la philosophie de la Free Software Foundation. Basé sur un développement collaboratif, il veille à offrir une meilleure protection de la confidentialité et de la vie privée des utilisateurs lors de communication à distance (clavardage, messagerie, appel audio et vidéo).

Un code partagé et enseigné

En effet, notre équipe de développement travaille de concert avec des contributeurs extérieurs ainsi que les universités partenaires. Déjà objet d’étude pour les étudiants de premier cycle à l’École Polytechnique de Montréal, Ring sera au programme des élèves de 3e année, autour de nouvelles fonctionnalités.

Dans le même esprit, il faut rappeler l’implication des étudiants de maîtrise de l’Université du Québec à Montréal dans la sécurisation des protocoles Distributed Hashed Table.

Dès lors, l’appui de la Free Software Foundation nous encourage à faire partager nos avancements sur ce projet de logiciel libre, universel, distribué pair à pair et sûr, constituant une pierre dans l’édification d’un Internet décentralisé et libre.