Savoir-faire Linux présent au Liferay West-Coast Symposium 2011, à Anaheim

Savoir-faire Linux, « Silver Services Partner » de Liferay, participe au West-Coast Symposium se déroulant présentement à Anaheim, Californie (21-22 septembre).

Deux dirigeants sont actuellement sur place afin d’assister à l’annonce du lancement de la version 6.1 du portail Liferay, version qui apporte de grandes nouveautés, et du lancement du « Market Place » qui va permettre à SFL de mettre en valeur ses contributions à titre de développeur.

Christophe Villemer, vice-président exécutif, explique la présence de SFL : « Cet évènement est l’occasion pour nous de rencontrer les équipes exécutives de Liferay ainsi que les développeurs et de renforcer nos liens avec eux, à titre de partenaire, mais aussi à titre d’animateur de la communauté. Et, jusqu’à maintenant, nous ne sommes vraiment pas déçus! »

Sven Werlen, directeur du département Solutions d’entreprises, souligne également qu’il s’agit pour SFL de fêter pour les efforts investis dans cette communauté open source : « On sent l’enthousiasme à mesure du dévoilement des nouvelles fonctionnalités. Nous sommes très fiers de voir que le portlet de recherche par facette que nous avons développé a été intégré dans la nouvelle version 6.1. Il y a eu beaucoup de discussions dans la salle après sa présentation. C’est pour nous une belle récompense que d’être présent et de pouvoir contribuer à l’évolution de Liferay. »

L’événement peut-être suivi en streaming via cette adresse et sur Twitter via #LRwcs2011. Voici un aperçu vidéo de la première journée.

En pleine croissance, Savoir-faire Linux recrute quatre développeurs Java/J2EE!

Devant la croissance soutenue de son département Solutions d’entreprises, Savoir-faire Linux souhaite ouvrir ses portes à quatre nouveaux consultants / développeurs web Java/J2EE.

Ces nouveaux venus permettront à l’entreprise de poursuivre sa lancée sur le marché des solutions informatiques pour grandes entreprises et de consolider son positionnement de leader dans le domaine des logiciels libres.

Sven Werlen, directeur du département, commente :

La taille de nos clients est plus importante cette année et les projets sur lesquels nous intervenons sont de plus grande envergure. La solution de portail Liferay, l’une des technologies sur laquelle nous avons misé, gagne également en popularité depuis son apparition dans le cadran de Gartner. Depuis le début de l’année 2011, nous constatons un engouement fort pour Liferay au Québec. Actuellement, malgré la baisse d’activité liée aux vacances, la demande pour nos services s’est accrue. Nous prévoyons donc qu’elle sera très forte à la rentrée.

L’équipe Solutions d’entreprises est appelée à intervenir pour ses clients à titre de consultant, développeur, intégrateur et formateur en technologies open-sources basées sur Java (technologies web). Elle compte en son sein des spécialistes Actuate, BIRT, Alfresco, BonitaSoft, Intalio, Jasper Reports, Liferay, Nuxeo, Pentaho, SpagoBI et Talend. Toujours impliquée dans le développement de nouvelles solutions en logiciel libre, elle est également l’instigatrice du projetNodali, une solution intégrée pour la mise en place de services électroniques.

L’équipe Solutions d’entreprise est actuellement composée de 8 experts en technologies Java. Elle souhaite passer à 12 d’ici la fin de l’année.

Les candidats intéressés peuvent postuler en ligne en se rendant sur la page de l’offre d’emploi suivante : consultant / développeur web Java/J2EE.

Savoir-faire Linux s’inscrit au Défi Climat 2011!

Logo Défi Climat 2011

Savoir-faire Linux célèbre l’obtention de sa certification ISO 14001:2004 en s’inscrivant au Défi Climat 2011.

C’est avec l’engouement de tous ses employés que Savoir-faire Linux s’engage dans le cadre du Défi Climat 2011 à :

  • Améliorer l’efficacité énergétique de l’organisation.
  • Réduire l’impact environnemental de nos déplacements corporatifs.

Les gestes que notre organisation pose déjà :

  • Adopter une politique environnementale.
  • Rendre ses évènements écoresponsables : nous n’imprimons plus les manuels de formation, nous fournissons le document électronique.
  • Gérer les matières résiduelles au travail de façon responsable.
  • Adopter des pratiques d’achat responsable prenant en compte les pratiques sociales et environnementales de ses fournisseurs
  • Faire l’inventaire les émissions de gaz à effet de serre émises par les activités corporatives : nous comptabilisons les distances effectuées en voiture, bus, train et avion par nos employés pour les compenser.

Savoir-faire Linux au Salon du Logiciel Libre de Québec 2010

Savoir-faire Linux était présent en grand nombre au Salon du Logiciel Libre de Québec les 6 et 7 décembre 2010…

S2LQ 2010

… y présentant notamment Nodali, la plateforme à code source ouvert pour votre prestation électronique de service:

Discours de Cyrille Béraud à l’occasion de l’ouverture du Salon du logiciel libre du Québec

Richard Stallman et Cyrille Béraud au S2LQ 2010
Richard Stallman et Cyrille Béraud au S2LQ 2010

Mesdames, Messieurs, trois grands chantiers attendent le Québec. Ces trois grands chantiers, bien qu’en apparence indépendants, sont en fait étroitement liés, et, j’en ai la profonde conviction, détermineront la prospérité et l’avenir du Québec.

Le premier d’entre eux est le chantier de la connectivité Internet. Le deuxième est celui du logiciel libre, le troisième chantier, celui du gouvernement ouvert. Comme vous le savez, le Québec souffre d’un retard dramatique quant à la connectivité Internet et ce retard se creuse chaque jour avec le reste du monde.

Pourtant, il est clair maintenant pour tous que l’avenir des économies de nos pays passera par le numérique. Il est clair que l’essentiel de nos richesses transitera à travers ces réseaux. Les entreprises ont besoin de réseaux performants pour communiquer avec leurs fournisseurs, avec leurs employés, avec leurs partenaires, mais surtout avec leurs marchés. L’État a besoin de réseaux performants pour se moderniser, fournir des services adaptés et communiquer efficacement avec ses administrés. Des réseaux performants sont également essentiels pour tous les citoyens : l’étudiant pour communiquer avec ses professeurs, pour accéder aux savoirs ; le citoyen ordinaire, chacun de nous qui, aujourd’hui, organise sa vie sociale, exprime ses opinions, s’implique dans la cité à travers ces réseaux. C’est aussi un enjeu essentiel pour le désenclavement de nos régions et pour la maìtrise de notre territoire. Quelle entreprise aujourd’hui serait prête à s’installer dans des régions éloignées sans un accès Internet performant et à moindre coût?

Je le dis en tant qu’entrepreneur, en tant que président d’une Association professionnelle d’entreprises : c’est à la collectivité, pour ne pas dire à l’État, comme pour le réseau routier, d’organiser et de mettre en place ces infrastructures. Il existe des solutions. Le Québec possède un outil puissant qui s’appelle Hydo-Québec. Partout où il y a des fils électriques, nous devons demander à notre compagnie nationale d’y adjoindre de la fibre optique.

Un mot rapide sur l’économie de l’Internet. Deux problématiques très concrètes sont au cœur de son développement : comment alimenter en électricité cette fantastique machinerie et comment la refroidir. Je pense qu’il est inutile ici de rappeler que le Québec possède des atouts considérables et exceptionnels. C’est une question de choix : soit le Québec revend son électricité à bas coût aux provinces et pays voisins, et là-bas se créeront des emplois, de la richesse et du savoir-faire ; soit le Québec utilise son électricité pour bâtir un formidable projet collectif porteur d’espoir, créateur d’immenses richesses et de dizaines de milliers d’emplois. Oui, nous pouvons et devons faire du Québec le centre de l’Internet de l’Amérique du Nord. La question du logiciel libre.

Mesdames, Messieurs. La situation au Québec me fait penser à un vieux et magnifique film japonais que j’ai revu récemment et que peut-être connaissez-vous. Il s’appelle La Harpe de Birmanie. Ce film d’Ichikawa relate l’histoire d’un jeune soldat japonais envoyé, plusieurs semaines après la capitulation, tenter de convaincre une garnison retranchée de se rendre. « La guerre est finie, venez reconstruire notre pays plutôt que de vous sacrifier inutilement au nom de valeurs dépassées. » Voilà le message qui leur adresse. Alors, aujourd’hui, ma harpe c’est ce petit micro, et je viens dire, à ceux qui refuse d’ouvrir les yeux, qu’en termes d’efficacité et de décisions d’affaire, la bataille du logiciel libre est gagnée. Elle est gagnée à peu près partout dans le monde sauf au Québec. Dois-je rappeler que la plus formidable création de richesse de ces dernières années s’appelle Google ? Cette extraordinaire aventure s’est construite grâce au logiciel libre. Dois-je dérouler la liste de ces empires qui se sont constitués en quelques années sur Internet et ont changé notre vie ? Google, Wikipedia, Ebay, Facebook, Twitter, Paypal, LinkedIn…

J’arrête l’énumération de la liste, car ce qu’il y a de remarquable dans cette liste c’est qu’elle ne souffre aucune exception : toutes les innovations technologiques issues de l’Internet de ces dernières années sont construites sur du logiciel libre.

Mesdames, Messieurs, le logiciel libre est la conséquence d’un nouveau cadre juridique qui organise le commerce du logiciel. Il organise ce commerce sous la forme d’un marché libre et concurrentiel. Il s’oppose à l’ancien modèle qui organisait le marché dans une logique de monopoles. Aujourd’hui, la question politique se pose clairement : sommes-nous pour un marché libre et concurrentiel ou pour un marché qui relève d’une logique de constitutions de monopoles dont l’essentielle de la plus-value nous échappe ? Cette question, les responsables politiques du Québec doivent publiquement y répondre et tirer les conséquences de leur réponse.

Le logiciel libre constitue une opportunité unique pour les entreprises québécoises, pour l’indépendance technologique et la compétitivité du Québec. Il est la condition de la modernisation de l’administration publique. Le logiciel libre est un outil de souveraineté et de politique industrielle ; il est un moyen de maîtrise des finances publiques. Parce qu’il est créateur d’emplois locaux et à haute valeur ajoutée, le logiciel libre participe à un développement économique durable. Le logiciel libre assure aux citoyens une utilisation transparente de l’argent public. Il participe à la préservation des libertés fondamentales à l’ère du numérique et au partage du savoir.

Le logiciel libre n’est pas une question de gauche ou de droite, ça n’est pas non plus une question de fédéralisme ou de souverainisme. C’est pourtant une uestion politique majeure. Pour assurer sa prospérité de demain, le Québec doit se confronter à la modernité.

Nous avons les moyens de faire du Québec le chef de file mondial de l’industrie du logiciel libre. C’est en tout cas mon ambition, j’y travaillerai sans relâche. Pour conclure, je voudrais évoquer ce qu’on appelle le gouvernement ouvert. Cette question sera traitée demain en profondeur au cours de plusieurs tables rondes. Elle est essentielle, et ne se résume pas à la mise à disposition par des entreprises privées, des données publiques. Cette question relève davantage, me semble-t-il, tout simplement, de l’appropriation collective de l’informatique libre. Une connectivité Internet qui couvre l’ensemble du territoire associée à une politique ambitieuse d’utilisation de logiciels libres ouvrent la voie à la refondation du pacte social entre les citoyens et l’État. J’invite chacun à réfléchir à ce nouveau type de lien social que les nouvelles générations inventent en collaborant ensemble sur Internet pour construire ces logiciels qui façonnent aujourd’hui notre vie. Un nouveau lien qui s’appuie sur les valeurs de Liberté, de Tolérance, de Travail, de Partage et de Collaboration.

Mesdames, Messieurs, je forme le vœu que le Québec se souvienne. Je forme le vœu que le Québec se souvienne que ce sont précisément sur ces valeurs que ce pays s’est construit à travers le temps. Et, j’en ai l’intuition, c’est précisément parce que les valeurs de la société québécoise faites de liberté, d’ouverture à l’autre, de travail, de partage rencontrent celles du logiciel libre que nous sommes aujourd’hui si nombreux. Ce grand projet collectif qui nous attend, c’est celui de la modernité et de l’espoir, c’est aussi celui du Québec tout entier porté par ses valeurs.